Pourquoi ce rapport compte
Au fil des 76 pages du document, Gabriel Nadeau-Dubois démontre que les garçons issus de milieux défavorisés sont les premières victimes de l’école à trois vitesses au Québec.
Face à la ségrégation scolaire, garçons et filles ne sont pas égaux. Les données disponibles et la recherche internationale pointent dans la même direction: qu’on regarde la diplomation et le décrochage, la maîtrise du français ou l’accès aux études supérieures, les garçons, à chaque fois, semblent subir plus fortement les inégalités du réseau québécois que les filles. Dans chacune de ces catégories, ce sont les garçons des classes régulières du public qui tombent le plus bas. Dans chacune de ces catégories, lorsque les données sont disponibles, c’est au sein des groupes du public régulier que les écarts entre garçons et filles sont les plus marqués.
« Le document que je publie aujourd’hui met sur la table une réflexion qu’on n’a jamais osé avoir au Québec. Le système d’éducation à trois vitesses aggrave les difficultés scolaires des garçons, surtout ceux des milieux populaires. Les partis politiques qui souhaitent s’attaquer aux difficultés scolaires des garçons ne peuvent plus détourner le regard. Si on veut que les garçons réussissent, il faut s’attaquer à l’école à trois vitesses. Cette question doit absolument être au cœur de la prochaine campagne électorale québécoise. »
Gabriel Nadeau-Dubois